Les livres de Virginie

Partages littéraires

29 avril 2008

La dame en bleu - N. Châtelet

dame_en_bleuSur le boulevard encombré, une vieille dame vêtue de crêpe bleu marche tranquillement, à son rythme, ralentissant l’écoulement du flot pressé. Pour Solange, cinquante ans, toujours belle, un métier qu ‘elle aime, un amant. Bref, une vie bien remplie, cet instant imprévu bouleverse tout. Elle se prend subitement à envier ce rythme tranquille, cette autre saison de la vie. À l’étonnement de son entourage, elle va désormais s’appliquer à devenir, elle aussi, une dame en bleu, à découvrir de nouveaux privilèges, des délices inconnus. Et affirmer une autre liberté, à l’écart des modèles obligés de l’époque…

Mon avis: Qui peut avoir envie de se vieillir volontairement?

Le style ne manque pas de poésie mais l'histoire ne m'a pas du tout convaincue.

A la sagesse de la vieillesse, je préfère l'innocence de l'enfance.

Posté par naniela à 13:41 - Mes livres - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 avril 2008

Aime-moi, por favor! - Lucia Etxebarria

Aime_moi__por_favor_Fou, impossible, fusionnel, contre nature, examiné dans tous ses états mais toujours du point de vue des femmes, l'amour est le fil secret qui traverse ces histoires. D'un bout à l'autre du spectre social, ces quinze instantanés dressent un bilan choc de la condition féminine au XXIe siècle. Impertinente, Lucia Etxebarria croque sans concession et avec un humour cru les relations homme-femme, femme-femme, et plus si affinités...

Mon avis: Je serais curieuse de rencontrer Lucia Etxeberria. Je trouve son style franc, percutant, sans fioriture, cru parfois et je me demande s'il est à son image.

Il y a tant de détresse chez les héroïnes de L. Etxeberria, tant de douleur: viol, inceste, amour impossible... Pourtant elles restent debout au nom de l'amour qu'il soit passionnel ou filial.

Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement entre les destins des femmes de Aime-moi, por favor! et ceux des Chinoises de Xiran: la même difficulté de vivre, les mêmes souffrances et les mêmes espoirs.

Merci à Régine pour ce prêt.

L'avis de Cuné, Tamara.

Posté par naniela à 19:27 - Mes livres - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 avril 2008

Grâce et dénuement - Alice Ferney

grace_et_d_nuement«Non, se disaient maintenant les frères gitans, leurs vies n'étaient pas si misérables. Ils n'étaient pas les plus pauvres. Ils n'étaient pas des rampants sans feu ni lieu, puisqu'ils avaient des camions, des caravanes, et de belles femmes qui portaient de jeunes enfants. Que pouvait-on demander de plus à la vie ?»

Sur un terrain vague subsiste un clan de Gitans indifférents à la société, à ses règles et à son confort. Leur existence est marquée par les naissances, les petites et les grandes fêtes. Un beau jour, une bibliothécaire déterminée et généreuse se met en tête de faire découvrir la magie de la lecture aux enfants.

Se nouent alors des relations de complicité. Car ce que découvre cette étrangère, par-delà la misère et la brutalité, c'est une chaleur particulière, la tendresse, et cette beauté qu'ont les femmes dans le dévouement. Quelque chose d'impalpable qu'on nomme l'humanité.

Mon avis: Voilà 2 mois que j'ai refermé ce livre mais il ne me quitte pas. Je me sens enricie de ce roman comme on s'enricit de certaines rencontres. Il y a beaucoup de grâce dans cette histoire, beaucoup de grâce chez Esther. Qu'est-ce qui motive cette gadjé à aller à la rencontre de cette famille de gitans pour leur offri la littérature? Beaucoup de grâce dans le style d'Alice Ferney. Beaucoup de grâce chez ce peuple libre quelque soit le prix de cette liberté: pauvreté, marginalité, insalubrité...

Tant de grâce qu'on en oublie le dénuement.

Posté par naniela à 21:44 - Mes livres - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 avril 2008

Le chat qui venait du ciel - Hiraide

chat_qui_venait_du_cielVoici un roman touché par la grâce, celle d'un chat " si petit et si frêle qu'on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l'extrême ". Quand un jeune couple emménage un jour dans le pavillon d'une ancienne demeure japonaise, il ne sait pas encore que sa vie va s'en trouver transformée. Car cette demeure est entourée d'un immense et splendide jardin, et au cœur de ce jardin, il y a un chat. Sa beauté et son mystère semblent l'incarnation même de l'âme du jardin, gagné peu à peu par l'abandon, foisonnant d'oiseaux et d'insectes. Tout le charme infini de ce livre tient dans la relation que le couple va tisser avec ce chat qui se fond dans la végétation exubérante pour surgir inopinément, grimpe avec une rapidité fulgurante au sommet des pins gigantesques, frappe à la vitre pour se réconcilier après une brouille. Un charme menacé, car ce qui éveille en nous la beauté et appelle le bonheur est toujours en sursis...

Mon avis: Ce livre m'est tombé du ciel! Aaz, une copinaute me l'a envoyé en précisant qu'elle avait pensé à moi en le lisant. Alors là, il va falloir que tu m'expliques, Aaz! En tout cas, après la lecture de Chinoises de Xinran et celle de Aime-moi, por favor! de Lucia Etxebarria...un peu d'air frais m'a fait énormément de bien!

Il s'agit d'un roman intime, plein de délicatesse. Tout est nostalgie: la vieille maison qui va être démolie, le jardin, îlot de Nature qui résiste comme il peut à l'urbanisme galopant. Un jardin privé à Tokyo, je peux vous assurer que c'est EXTREMEMENT rare!!! La mort de l'empereur symbole de tradition, du Japon ancien.

Et puis, il y a Chibi, le petit chat. C'est la joie de vivre, l'avenir, l'espoir. Il est l'enfant que le couple n'a pas eu.

Quant à la fin, Aaz, je crois qu'elle symbole d'espoir. L'espoir que Chibi est parti semé du bonheur ailleurs, dans le coeur d'un autre enfant, d'une autre personne âgée ou d'un autre couple. L'espoir que l'humanité n'est pas totalement disparue écrasée par le modernise.

Un grand merci en tout cas pour ce joli cadeau.

PS: IL est à la maison, bien sûr.

Les avis de Papillon Cathulu Tamara Katell

Posté par naniela à 14:04 - Mes livres - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 avril 2008

Pourquoi j'ai mangé mon père - Roy Lewis

pourquoi_j_ai_mang__mon_p_reVous voulez vraiment connaître le fin mot de l'histoire ? Vous souhaitez savoir pourquoi le " père " a été mangé ? Partez à la rencontre de cette famille délirante d'Homo erectus. Édouard, le père, fidèle adepte du Progrès, apprend à domestiquer le feu ; Mathilde, la mère, invente le barbecue et ses sauces ; Vania, l'oncle rabat-joie, ne jure que par le " retour aux arbres " ; enfin, Ernest, le narrateur, que tout le monde prend pour l'idiot du village, et qui sera peut-être le digne fils que personne n'attend.

Mon avis: Si on m'avait parlé d'histoire avec autant d'humour, je vous promets, messieurs mes professeurs d'histoire, que j'aurais mieux appris mes leçons!

Quoique, en y réfléchissant j'ai eu prof au Lycée, qui sautait sur son bureau pour nous imiter Mussolini faisant un discours, ou qui parcourait toute la classe en répétant "Mao Zedong! Mao Zedong!" . Il lui arrivait aussi d'enlever ses chaussures pour nous expliquer les mouvements des planètes...

Bref, ce roman est vraiment très drôle et aussi très instructif!

L'avis de Papillon , Anne , Majanissa ...

PS: Il est à la maison.

Posté par naniela à 11:27 - Mes livres - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 avril 2008

Chinoises - Xinran

ChinoisesUn dicton chinois prétend que " dans chaque famille il y a un livre qu'il vaut mieux ne pas lire à haute voix ". Une femme a rompu le silence. Durant huit années, de 1989 à 1997, Xinran a présenté chaque nuit à la radio chinoise une émission au cours de laquelle elle invitait les femmes à parler d'elles-mêmes, sans tabou. Elle a rencontré des centaines d'entre elles. Avec compassion elle les a écoutées se raconter et lui confier leurs secrets enfouis au plus profond d'elles-mêmes. Epouses de hauts dirigeants du Parti ou paysannes du fin fond de la Chine, elles disent leurs souffrances incroyables : mariages forcés, viols, familles décimées, pauvreté ou folie... Mais elles parlent aussi d'amour. Elles disent aussi comment, en dépit des épreuves, en dépit du chaos politique, elles chérissent et nourrissent ce qui leur reste.

Mon avis: Que de souffrances! Comment peut-on empêcher un peuple tout entier d'être heureux? comment peut-on brimer la vie de cette façon? Comment ces chinoises ont-elles trouvé la force de vivre?

Je connais le prix du bonheur. La vie est déjà tellement injuste, tellement difficile. Comment  une poignée d'hommes politiques peuvent-ils démolir un peuple à ce point?

Pauvres, riches, proches du parti, ennemis, intellectuels, paysans, personne n'a été épargné et surtout pas les femmes.

Xinran m'a fait entrer dans l'intimité des chinoises d'hier et d'aujourd'hui. Son témoignage ne m'a pas laissée indemne.

L'avis de Leeloo

PS: Il est à la maison.

Posté par naniela à 15:58 - Mes livres - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 avril 2008

Les années douces - Kawakami

ann_es_doucesTsukiko croise par hasard, dans le café où elle va boire un verre tous les soirs après son travail, son ancien professeur de japonais. Et c'est insensiblement, presque à leur cœur défendant, qu'au fil des rencontres les liens se resserrent entre eux. La cueillette des champignons. Les poussins achetés au marché. La fête des fleurs. Les vingt-deux étoiles d'une nuit d'automne... Ces histoires sont tellement simples qu'il est difficile de dire pourquoi on ne peut les quitter. Peut-être est-ce l'air du bonheur qu'on y respire, celui des choses non pas ordinaires, mais si ténues qu'elles se volatilisent quand on essaie de les toucher. Ce livre agit comme un charme, il capte en plein vol la douceur de la vie avant qu'elle ne s'enfuie.

Mon avis: Je ne sais pas si ce roman est représentatif de la littérature japonaise en tout cas, je me suis totalement laissée bercer par le charme de cette histoire.

Pour avoir fait un séjour au Japon, je sais que ces gens si pressés, qui nous semble parfois si froids, si "inhumains" sont capables de cette douceur.

Un jour, je me suis perdue, seule, dans la gare de Shibuya, une des plus grande gare au monde.

Shibuya_tokyoLe quartier de Shibuya.

Toutes les indications sont en japonais et c'est l'heure de pointe. Vous imaginez la panique? je suis sortie avec ma carte à la main et immédiatement un jeune homme est venu vers moi et a pris le temps de me conduire là où je devais aller. Non non, il ne me draguait pas, c'était juste de la gentillesse!

Un autre jour, je m'étais promenée dans le parce qui entoure le temple Senso-ji. A la sortie je mes suis assiste sur un banc, mon guide touristique à la main.

Asakusa_asahibeer            senso_ji

Face au parc, une oeuvre de Starck...                          Le temple Senso-Ji

Un monsieur d'à peu près 50 ans s'est assis à côté de moi. je suis d'un naturel timide et sa présence me gênait. Elle m'a encore plus dérangée quand il a commencé à m'expliquer en anglo-franco-japonais que sa soeur habitait Paris et que lui-même adorait la France. Ma fierté patriotique m'a sans doute aidée à me détendre et je me suis laissée conduire dans les rues de Tokyo. Notamment, il m'a emmenée dans une rue piétonne dans un café italien. C'était assez surréaliste mais je me sentais bien à deviser avec ce médecin-acuponcteur nippon.

Quand j'ai raconté cette aventure à mon petit ami français, il a très mal réagi. Il m'a dit que j'étais inconsciente de suivre n'importe qui, comme ça. Moi qui étais si heureuse de cette rencontre...

Je ne suis plus avec cet ami mais les japonais n'ont pas quitté mon coeur...

Une des manifestations importante à Tokyo est la fête des cerisiers en fleurs. J'aimerai y assister.. un jour comme l'automne au Canada... Les japonais peuvent même suivre la floraison des cerisiers sur le net.

cerisiers_japon   f_te_des_cerisiers   f_te_cerisiers

L'avis de Katell...

PS: Il est à la maison.

Posté par naniela à 10:45 - Mes livres - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 janvier 2008

Trois carrés rouges sur fond noir - Benacquista Tonino

trois_carr_s_rouges_sur_fond_noirLa raison de vivre d'Antoine Andrieux, c'est le billard. Employé dans une galerie d'art le jour, il vit sa passion la nuit et rêve de devenir champion du tapis vert. Lors d'une exposition consacrée au peintre Emile Morand, un inconnu découpe au cutter l'une de ses toiles et agresse violemment Antoine qui se retrouve à l'hôpital, une main sectionnée. Fini, le billard ! Le jeune homme n'a plus qu'une idée en tête  : la vengeance. Il découvre que Morand, au milieu des années soixante, faisait partie d'un mouvement pictural appelé "les Objectivistes" dont certains artistes refusaient tout mercantilisme. Antoine va plonger dans un monde parallèle où l'art n'a pas toujours son mot à dire. Loin s'en faut !

Mon avis: Je ne suis pas une spécialiste du polar et ce qui m'a attirée dans ce roman c'est surtout le fait qu'il se passait dans le milieu artistique.

Certes les descriptions de l'agression du héros et de son séjour à l'hôpital sont assez violentes mais pas inutiles. Le style de Benacquista est simple, limpide et je me suis laissée facilement porter. Un bon moment de lecture.

Connaissez-vous d'autres polars qui se passent dans le milieu de la peinture?

Posté par naniela à 17:24 - Mes livres - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 janvier 2008

Tout peut arriver - Tropper Jonathan

Tout_peut_arriverEn apparence, Zach fait partie des nantis. Il vient de passer le cap de la trentaine, partage son lit avec Hope, la plus belle des fiancées, son appartement avec Jed le millionnaire, et travaille dans une société
de services. Mais si on creuse un peu, rien ne va plus. Du matin au soir, Zach pense à Tamara, la veuve de son meilleur ami. Son colocataire passe ses journées à fumer des joints dans le plus simple appareil, vautré devant la télé. Et son boulot consiste à rester suspendu au téléphone pour servir de réceptacle aux récriminations de ses clients... Tout ça avec le sourire, bien sûr ! Puis un beau matin il retrouve du sang dans ses urines. Il ne manquerait plus qu'un petit cancer pour couronner le tout... Pourtant... il devrait bien savoir, d'expérience, que tout peut arriver !

Mon avis: Sans être à la hauteur du Livre de Joe, j'ai beaucoup aimé ce roman.

Tout d'abord, le style Tropper: léger, alerte, sans fioritures. Ça me convient parfaitement!

Pour ce qui est du thème abordé, certes il peut sembler banal mais j'aime l'idée que nos vies peuvent basculer d'un moment à l'autre. J'aime l'idée qu'après le chaos, il peut y avoir le bonheur. Je ne pense pas qu'une vie lisse rende les gens heureux. Aimer la vie sans perdre de vue que tout peut basculer, que TOUT PEUT ARRIVER. J'adopte volontiers cette philosophie.

PS: Emprunté à la médiathèque de Béthune.

Posté par naniela à 10:00 - Mes livres - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 janvier 2008

Eté - Wharthon Edith

Et_La jeune Charity, recueillie enfant par un avocat du petit
village de North Dormer, en Nouvelle-Angleterre, s'est résignée à une vie étriquée, au pied des montagnes, rythmée par les heures qu'elle passe à dépoussiérer et ordonner la minuscule bibliothèque municipale. Un jour de début d'été, elle voit apparaître dans ce bout du monde un jeune architecte, Lucius Harney, venu dessiner des croquis d'habitats traditionnels de la région. Très vite, elle s'éprend de lui... Admirablement construit, ce court roman des espoirs et des cruautés de l'amour est également une description impitoyable de l'oppression exercée par la "normalité" sociale contre les aspirations de l'individu. Été, quoique fort chaste, traite avec franchise de la sexualité féminine, vue comme force
vitale puissante. Un roman très en avance sur son temps qui, lorsqu'il fut publié en 1917, créa un véritable scandale. On alla jusqu'à le comparer à Madame Bovary, qui était précisément le livre préféré d'Edith Wharton. (résumé de l'editeur)

Mon avis: J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman. J'avais du mal à le replacer dans son époque et à percevoir son côté révolutionnaire et dérangeant. Le résumé de l'éditeur m'avait sans doute un peu trop influencée.

Ceci dit l'écriture d'Edith Wharthon est très belle, très fine, élégante. Les puristes m'en voudront-ils si je dis qu'elle me fait penser à Jane Austen?

J'avais noté ce roman chez Florinette qui en avait fait une critique élogieuse. C'est promis Florinette je relirai cette auteure... un peu plus tard...

PS: Pour Mirontaine, Françoise (ma chère belle-soeur!), Nadine (ma maman) et Régine ma voisine... je l'ai à la maison.

Posté par naniela à 09:41 - Mes livres - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »